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QUI EST QUI ? |
Il fut l'un des chefs de file du mouvement Vohou-Vohou, qui signifie «n'importe quoi» en langue abengourou. «Nous voulions opérer une rupture avec l'enseignement acadmique», se souvient l'ancien diplômé des Beaux- Arts de Paris. La frénésie Vohou-Vohou est aujourd'hui terminée, même si certains plasticiens ivoiriens en sont les héritiers directs. A 47 ans, Yacouba Touré poursuit son cheminement en «artiste multimédia». Il privilégie désormais la sculpture, à base de bois et de métal. Entre deux expositions, en Afrique ou en Europe, et ses cours, il tente de cristalliser un nouvel élan artistique dans son pays. Dernière tentative en date, le Daro-Daro - cri de victoire et de ralliement en langue adjoukou, poussé à la fin des rites d'initiation - un mouvement qui promeut «un art libéré du prestige du musée, proche des gens, et qui change les mentalités».