Nous sommes en 1990 et le jeune Didier BILE, fraîchement sorti bachelier en sciences du lycée de Grand-Bassam, une ville balnéaire au sud du pays, ne rêve que d`une seule chose: rejoindre ce fameux campus de Yopougon où est en train de naître un véritable phénomène de société: le . Très connu pour ses animations lors des diverses manifestations culturelles et sportives, il ne tarde pas à se joindre à l`équipe de choc de Christian GOGOUA dit "Go-Christie", un des parrains (entendez par là un fétard des plus chevronnés) au sein de la cité universitaire.

Il se met alors à composer des titres qui dénoncent toujours autant les conditions déplorables dans lesquelles lui et ses congénères (qu`il qualifie avec beaucoup d`humour de "cambodgiens", tant ils sont à l`étroit dans leurs chambres) poursuivent leurs cursus respectifs. Le succès est immédiat et le premier album, autofinancé, s`arrachera à plus de 90.000 exemplaires dans tout le pays. Des tournées se mettent en place et Didier et son groupe, Les Parents du Campus Ambiance, se lancent dans une véritable marée médiatique qui n`a rien à envier aux autres artistes ivoiriens, tels que Alpha BLONDY ou encore MEIWAY, qui voient le phénomène Zouglou s`installer à leurs côtés aux premiers rangs des nombreux hits-parades du pays.

Malgré les multiples tentatives des autorités pour bloquer ce phénomène (très dérangeant pour les instances universitaires) Didier BILE, et d`autres petites formations qui ont vu le jour entre temps, font recette et sont reconnus par la presse locale et celle des pays voisins comme les représentants d`un style musical qualifié de "plus novateur de la décennie". Le reste, c`est déjà de l`histoire...

Des tournées africaines à guichets fermés (jusqu`à 15.000 personnes) où la police doit parfois intervenir, des concerts dans plusieurs pays d`Europe (France, Italie, Belgique, Allemagne...). Des succes discographiques comme "Gboglo Koffi" et "Anango Plan", élevés par les responsables culturels du pays au rang de classiques de la musique ivoirienne. Et tout cela par le biais d`un artiste au charisme et au talent inimitables, Didier BILE. Tout en clôturant ses études, il aura quand même continué de promouvoir son et de le transmettre via de nombreuses productions musicales et autres participations à des événements culturels mondiaux de renom comme l`édition 1996 d`EXPOLANGUES à la Halle de la Villette où le musicien Jean Philippe RYKIEL le rejoint sur scène, littéralement subjugué par le talent de BILE. Le festival des "SUITES AFRICAINES" au printemps 1997 à Paris, dans lequel on trouve aussi les camerounais Henri DIKONQUE et la belle Sally NYOLO, est une autre illustration de ses talents scéniques.

Infatigable, le Roi BILE trouve encore le moyen de faire un bout de chemin avec le groupe Afro-Reggae Les KABALISTICKS pour qui il compose, entre autres, le titre "Africa", un parfait cocktail de zouglou, de reggae et d`afro-beat. Il part en tournée avec eux durant le début de l`année 1998. Cette série de concerts qui a pour cadre les salles parisiennes du Gibus, du New-Morning, de l`Elysée-Montmartre, connaît son apogée avec la finale du concours EMERGENZA ROCK 1998 à Disneyland Paris, où la formation arrive dans le trio de tête avec les anglais du groupe BEACH, pressentis outre-manche comme les nouveaux OASIS. Encore un signe.
Cependant la musique de sa Côte d`Ivoire natale n`est jamais bien loin. Ainsi il collabore aux opus de nombreux artistes consacrés, comme lui, sur des scènes étrangères dont la diva Antoinette KONAN. Cette même dame qui ensorcela l`an passé les planches de la Nuit du Poro, (l`équivalent des Grammy Awards américains en Afrique) avec son Ahoko un style ivoirien de musique traditionnelle.

Didier BILE est en somme un artiste dans l`âme et lorsqu`on lui demande sa définition du Zouglou, ce jeune homme vif, que la bonne humeur ne semble jamais quitter, répond à la manière d`un vieux sage africain: "C`est d`abord un rythme et une danse. Elle est avant tout axée sur une réflexion philosophique que l`on a appelé la zougloutique... La zougloutique, sans faire de grand discours, c`est vouloir fraterniser les êtres et les peuples grâce au Zouglou qui est à la fois son instrument et son ossature".

Début 1999, Didier BILE est prêt à forger son nouvel album, la plupart des textes et des musiques sont prêts mais il lui manque un ingrédient d`importance : BILE veut faire évoluer le Zouglou, le rendre accessibles aux publics européens et américains, bref le frotter à d`autres influences. Pour trouver tout cela, il va chercher BAMBA YANG le "sorcier", l`arrangeur avec lequel il avait fait le hit "Zouglou International". Tous deux vont travailler pendant plusieurs mois sur les sons et les arrangements avant de choisir le studio HARRY SON à Pantin pour réaliser l`album....
Les trois derniers mois de cette fin de siècle sont alors consacrés à l`enregistrement soigné de leur projet. BILE et YANG sont deux perfectionnistes : le son doit être présent, soigné, chaque instrument à un rôle à jouer.

Cela n`empêche pas le travail de se dérouler dans la bonne humeur et les collaborations réalisées par Reine PELAGIE, Barbara AKABLA et Alexy MOBIO d`être de purs moments de joies. Fin décembre, l`album " Africa " est prêt et Didier BILE s`attaque à l`Afrique de l`ouest depuis sa Côte d`Ivoire natale.

" Africa " est présenté à la presse le 21 janvier 2000, trois jours avant sa sortie sous le label Alpha BLONDY Distribution: l`accueil est unanime. La presse salue avec un bel ensemble la maturité musicale de l`artiste et la qualité des arrangements de BAMBA YANG.

Début février 2000, Didier présente l`album sur scène pour la première fois avec les Zougloumakers dans le cadre des Chorus des Hauts de Seine. Le live est à la hauteur de l`album et le public est enthousiaste.

Comme l`apellent ses fans de la première heure, "l`homme qui connait sa chose" a encore beaucoup à nous apporter à travers son art. Un art qui, dix ans après, et si l`on en juge par l`engouement qu`il provoque sur les scènes et au sein des labels internationaux, semble vouloir gagner de nouveaux adeptes et de nouvelles frontières. Après tout et comme le dit un vieux proverbe de là-bas, n`est-ce pas la vocation de la musique que de toucher tout ceux qui peuvent l`entendre ?
Didier BILE l`a compris et nous invite à le suivre...

Source: http://www.didierbile.com/html/accueil.php" />
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 Didier Bile
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Au départ, il y a une bande de petits étudiants. Sept joyeux lurons qui aiment s`amuser et qui mettent de l`ambiance dans la cité universitaire de Yopougon, un quartier de la capitale ivoirienne, Abidjan, où ils résident. Grâce à des gestes désarticulés et des grimaces produits sur des rythmes issus du folklore traditionnel ivoirien, ils attirent très vite l`attention sur eux. Cette manière de bouger, ils l`appellent le "zouglou". Un mot tiré du dialecte ivoirien baoulé: "O ti lê zouglou"; traduisez "rassemblés comme des ordures"! Malgré cette signification peu flatteuse, le sens de leur démarche artistique est très profond. Cette rythmique saccadée et cette danse à la gestuelle raide imagent en fait les difficultés rencontrées par ces jeunes dans un contexte estudiantin difficile où grèves et manifestations se succèdent.
Nous sommes en 1990 et le jeune Didier BILE, fraîchement sorti bachelier en sciences du lycée de Grand-Bassam, une ville balnéaire au sud du pays, ne rêve que d`une seule chose: rejoindre ce fameux campus de Yopougon où est en train de naître un véritable phénomène de société: le . Très connu pour ses animations lors des diverses manifestations culturelles et sportives, il ne tarde pas à se joindre à l`équipe de choc de Christian GOGOUA dit "Go-Christie", un des parrains (entendez par là un fétard des plus chevronnés) au sein de la cité universitaire.

Il se met alors à composer des titres qui dénoncent toujours autant les conditions déplorables dans lesquelles lui et ses congénères (qu`il qualifie avec beaucoup d`humour de "cambodgiens", tant ils sont à l`étroit dans leurs chambres) poursuivent leurs cursus respectifs. Le succès est immédiat et le premier album, autofinancé, s`arrachera à plus de 90.000 exemplaires dans tout le pays. Des tournées se mettent en place et Didier et son groupe, Les Parents du Campus Ambiance, se lancent dans une véritable marée médiatique qui n`a rien à envier aux autres artistes ivoiriens, tels que Alpha BLONDY ou encore MEIWAY, qui voient le phénomène Zouglou s`installer à leurs côtés aux premiers rangs des nombreux hits-parades du pays.

Malgré les multiples tentatives des autorités pour bloquer ce phénomène (très dérangeant pour les instances universitaires) Didier BILE, et d`autres petites formations qui ont vu le jour entre temps, font recette et sont reconnus par la presse locale et celle des pays voisins comme les représentants d`un style musical qualifié de "plus novateur de la décennie". Le reste, c`est déjà de l`histoire...

Des tournées africaines à guichets fermés (jusqu`à 15.000 personnes) où la police doit parfois intervenir, des concerts dans plusieurs pays d`Europe (France, Italie, Belgique, Allemagne...). Des succes discographiques comme "Gboglo Koffi" et "Anango Plan", élevés par les responsables culturels du pays au rang de classiques de la musique ivoirienne. Et tout cela par le biais d`un artiste au charisme et au talent inimitables, Didier BILE. Tout en clôturant ses études, il aura quand même continué de promouvoir son et de le transmettre via de nombreuses productions musicales et autres participations à des événements culturels mondiaux de renom comme l`édition 1996 d`EXPOLANGUES à la Halle de la Villette où le musicien Jean Philippe RYKIEL le rejoint sur scène, littéralement subjugué par le talent de BILE. Le festival des "SUITES AFRICAINES" au printemps 1997 à Paris, dans lequel on trouve aussi les camerounais Henri DIKONQUE et la belle Sally NYOLO, est une autre illustration de ses talents scéniques.

Infatigable, le Roi BILE trouve encore le moyen de faire un bout de chemin avec le groupe Afro-Reggae Les KABALISTICKS pour qui il compose, entre autres, le titre "Africa", un parfait cocktail de zouglou, de reggae et d`afro-beat. Il part en tournée avec eux durant le début de l`année 1998. Cette série de concerts qui a pour cadre les salles parisiennes du Gibus, du New-Morning, de l`Elysée-Montmartre, connaît son apogée avec la finale du concours EMERGENZA ROCK 1998 à Disneyland Paris, où la formation arrive dans le trio de tête avec les anglais du groupe BEACH, pressentis outre-manche comme les nouveaux OASIS. Encore un signe.
Cependant la musique de sa Côte d`Ivoire natale n`est jamais bien loin. Ainsi il collabore aux opus de nombreux artistes consacrés, comme lui, sur des scènes étrangères dont la diva Antoinette KONAN. Cette même dame qui ensorcela l`an passé les planches de la Nuit du Poro, (l`équivalent des Grammy Awards américains en Afrique) avec son Ahoko un style ivoirien de musique traditionnelle.

Didier BILE est en somme un artiste dans l`âme et lorsqu`on lui demande sa définition du Zouglou, ce jeune homme vif, que la bonne humeur ne semble jamais quitter, répond à la manière d`un vieux sage africain: "C`est d`abord un rythme et une danse. Elle est avant tout axée sur une réflexion philosophique que l`on a appelé la zougloutique... La zougloutique, sans faire de grand discours, c`est vouloir fraterniser les êtres et les peuples grâce au Zouglou qui est à la fois son instrument et son ossature".

Début 1999, Didier BILE est prêt à forger son nouvel album, la plupart des textes et des musiques sont prêts mais il lui manque un ingrédient d`importance : BILE veut faire évoluer le Zouglou, le rendre accessibles aux publics européens et américains, bref le frotter à d`autres influences. Pour trouver tout cela, il va chercher BAMBA YANG le "sorcier", l`arrangeur avec lequel il avait fait le hit "Zouglou International". Tous deux vont travailler pendant plusieurs mois sur les sons et les arrangements avant de choisir le studio HARRY SON à Pantin pour réaliser l`album....
Les trois derniers mois de cette fin de siècle sont alors consacrés à l`enregistrement soigné de leur projet. BILE et YANG sont deux perfectionnistes : le son doit être présent, soigné, chaque instrument à un rôle à jouer.

Cela n`empêche pas le travail de se dérouler dans la bonne humeur et les collaborations réalisées par Reine PELAGIE, Barbara AKABLA et Alexy MOBIO d`être de purs moments de joies. Fin décembre, l`album " Africa " est prêt et Didier BILE s`attaque à l`Afrique de l`ouest depuis sa Côte d`Ivoire natale.

" Africa " est présenté à la presse le 21 janvier 2000, trois jours avant sa sortie sous le label Alpha BLONDY Distribution: l`accueil est unanime. La presse salue avec un bel ensemble la maturité musicale de l`artiste et la qualité des arrangements de BAMBA YANG.

Début février 2000, Didier présente l`album sur scène pour la première fois avec les Zougloumakers dans le cadre des Chorus des Hauts de Seine. Le live est à la hauteur de l`album et le public est enthousiaste.

Comme l`apellent ses fans de la première heure, "l`homme qui connait sa chose" a encore beaucoup à nous apporter à travers son art. Un art qui, dix ans après, et si l`on en juge par l`engouement qu`il provoque sur les scènes et au sein des labels internationaux, semble vouloir gagner de nouveaux adeptes et de nouvelles frontières. Après tout et comme le dit un vieux proverbe de là-bas, n`est-ce pas la vocation de la musique que de toucher tout ceux qui peuvent l`entendre ?
Didier BILE l`a compris et nous invite à le suivre...

Source: http://www.didierbile.com/html/accueil.php

Fiche d'identité

Didier Bile

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Mahama COULIBALY

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Administrateur d’entreprises
Le vendredi 28 octobre 2011, trois candidats se sont lancés à conquête de la présidence de la Fédération Ivoirienne de Basket-ball (FIBB), parmi lesqu

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