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QUI EST QUI ? |
Son dernier film, Adangaman, qui présente un point de vue africain sur l'esclavage, a été l'unique présence ivoirienne au Fespaco de 2001. C'était la première fois que le cinéaste, qui a réalisé au total cinq films, abordait un sujet de ce genre. Dans ses quatre autres longs-métrages, il s'est plutôt intéressé à des problèmes de société. Au nom du Christ, réalisé en 1993, parlait de la prolifération des sectes. Quant au prochain film, il a déjà le sujet, mais hésite à se lancer à nouveau dans la quête de financements: «Les cinéastes ont un syndicat, et il existe depuis quatre ans un fonds au ministère de la Culture, mais le parcours est long et épineux.»
Né en 1943 à Grand Bassam (Côte d’Ivoire), Roger Gnoan M’Bala travaille comme réalisateur à la télévision ivoirienne lorsqu’il réalise ses premiers courts métrages, Koundoum (1970), La biche (1971), et surtout Amanie (1972), où il adopte un style humoristique pour traiter des travers de la société ivoirienne. Il livre ensuite plusieurs autres courts métrage, dont Gbounbo (1974) et Le chapeau (1975), et long métrages : Ablakon (1984), Bouka (1988, Prix du meilleur long métrage au festival Vues d’Afrique 1989) et Au nom du Christ (1993).